samedi 17 janvier 2015

Wargame & Peinture - Imperial Fists 25 - Land Raider (peinture)

Le land Raider avance, mais j'ai pas le sentiment d'avoir accéléré tant que ça.

Passer le primaire et parvenir à faire un jaune solide m'a pris une soirée, les assombrissements et les parties noires  m'en ont pris une autre et ainsi de suite. Je vais continuer à comptabiliser le tant que j'y passe mais ça va facilement atteindre les trente heures. Dans l'absolu, j'aurais pu gagner du temps en m'épargnant l'installation de la loupiote rouge et la magnétisation des armes mais tout de même, c'est long. 

C'est long mais c'est bon.

Véhicule + Accessoires
Ce qui prend du temps, c'est surtout la quantité de choses à faire et la masse du véhicule. Rien que pour toutes les pièces détachées du véhicule (armes, portes...), il a fallu que j'aille chercher d'autres bouchons de liège pour pouvoir tout disposer bien comme il faut. Pour que le jaune soit bien homogène, il m'a fallu quatre couches et vu la taille du véhicule, rien que ça m'a pris une bonne heure.

En parlant de ça, j'ai repris ma bonne vielle couleur jaune doré de Prince August que j'ai assombri  avec de la terre d'ombre brûlée bien diluée. La dilution doit absolument être bien dosée parce que si on arrive à cours de peinture alors qu'on pas fini et qu'on recharge l'aérographe avec une dilution différente, on se retrouve tout de suite avec une zone beaucoup plus sombre ou beaucoup plus claire et ça peut être pas terrible.

Je n'avais pas collé les portes et les armes car je comptais les faire majoritairement en noir. Cependant, sur certaines parties jaunes, j'ai aussi voulu faire des motifs en noir et j'ai eu recours à du scotch de masquage... et beaucoup de travail de réparation car la peinture a tout de même traversé le scotch à certains endroits car je n'avais pas appuyé assez fort.

Cet incident est tombé à point nommé, j'avais l'impression d'avancer trop vite...

Dans le même registre, j'ai décidé de mettre les petits plats dans les grands en peignant un motif de damier. C'est assez fastidieux, mais on ne peint pas un Land Raider tous les jours et le damier faisant partie de l'héraldique des Imperial Fists, je me suis dit que je pouvais pas passer à côté de l'occasion d'en faire un beau sur une grande surface comme celle de la carosserie.


Curieusement, le damier a beaucoup mieux fonctionner que les motifs sur les parties jaunes, mais il a par contre été beaucoup plus long.

Le principe est assez simple : j'ai pris du scotch de masquage et j'ai tracé des carrés de 2mm de côté à l'aide d'une règle et d'un crayon.

J'ai découpé au cutter et j'ai ensuite déposé mes petits carrés aussi régulièrement que possible, puis j'ai tout entouré avec des post-it pour éviter les accidents. 

Quand il a fallu passer à la peinture, j'ai utilisé une technique de sioux : il fallait que je fasse des carrés blancs sur une base noire et le blanc n'étant pas vraiment une couleur couvrante, ça s'annonçait mal.

Alors j'ai fait une première couche en couleur sable. ça m'a permis de couvrir le noir et de servir de base efficace pour une deuxième couche, cette fois-ci en blanc.

Pour retirer les scotchs, là encore il a fallu être délicat et un peu patient pour enlever tous les petits carrés à la pince, mais le résultat n'a presque pas eu besoin de nettoyage et ça rend plutôt bien. Par contre, ça m'a pris tellement de temps que j'ai pas eu le courage de le faire des deux côtés, mais je m'en veux. Je changerai peut être d'avis d'ici la prochaine fois.

J'ai laissé les chenilles sur leur grappes ce qui m'a épargné la tâche fastidieuse de mettre ces grosses pièces sur des bouchons de liège. Pour la peinture, je les ai aérographées en aluminium mais je trouve le résultat trop clair. Je vais sans doute tout repasser en gunmetal.

De manière général, il me reste de toutes façons l'ensemble des couleurs métalliques à faire, ce qui inclut les tuyères d'échappement en couleur rouille. Et c'est loin d'être la seule chose qu'il me reste à faire : au programme, il y a aussi l'éclaircissement des arrêtes, le vernissage, les décalco, mais surtout des gros bouts de weathering. Je trouve que a eu un super effet sur le Vindicator d'Abs alors je compte gravement le salir =)


mardi 13 janvier 2015

Wargame & Peinture - Imperial Fists 24 - Land Raider (préparation et peinture de l'habitacle)

Les Space Pikachu sont de retour !

En finissant ma commissaire impériale de chez Raging Heroes, je me suis dit que je pouvais pas la laisser se promener à pieds. 

Et puis quand j'ai vu Abs finir son tank Vindicator pour ses Blood Angels, j'ai eu envie de me faire un véhicule à mon tour. Et il se trouve que j'avais justement deux boîtes de tanks qui trainaient dans mon placard : un razorback, qui est un char un poil plus petit que le vindicator, et un land raider qui est un monstre imposant bardé d'armes lourdes sur les côtés et sur le toit et avec une trappe à l'avant pour débarquer des terminators dans le cœur de l'action.

J'ai pas hésité longtemps.

La boîte est neuve mais je l'ai achetée d'occasion à un adolescent qui s'était fourni tout un paquet de Space Marines pour finalement décider qu'il voulait faire autre chose. 25% de réduction sur le prix neuf, c'est pas mal et ça m'a aussi rapporté une bonne crise de rire quand la maman du jeune homme, présente pour la transaction, m'a demandé pourquoi un monsieur de mon âge achetait le tank de son fiston.

Ce Land Raider est d'ailleurs un peu particulier puisque la boîte permet d'assembler au choix un land raider redeemer (avec des lance-flammes lourds sur le côté) ou crusader (avec des bolters sextuples qu'on appelle des bolters ouragans). Comme choisir c'est renoncer, je vais faire mumuse avec des magnets pour garder la possibilité de faire les deux options.

J'ai commencé le travail en dégrappant et en nettoyant les éléments du tank. Chaque pièce doit être limée au niveau de son point de jonction avec la grappe; c'est une manipulation un peu longue et fastidieuse, mais nécessaire pour que tout s'emboite bien comme il faut.

Ensuite, j'ai fait un assemblage à blanc : j'ai construit le tank sans rien coller, avec de la patafix. Il y a un manuel de montage livré avec le land raider mais à 60 € le tank, j'avais pas envie de me louper alors j'ai fait ce montage de test pour être sur que tout allait bien se passer.

C'est lors de ce montage à blanc que je me suis lancé dans ma première réflexion : peindre l'intérieur ou pas ?

Le Land Raider, c'est un véhicule de transport : sa vocation principale, c'est d'aller sur un objectif et d'y débarquer des fantassins. A ce titre, les portes de la maquette sont fonctionnelles : elles ne sont pas prévues pour être collées et peuvent s'ouvrir si on les monte correctement. Mais ouvrir les portes pour se rendre compte que l'intérieur du véhicule n'est pas peint, c'est dommage.

Pour peindre l'intérieur du véhicule, encore faut-il pouvoir y accéder facilement. Face à ce genre de situations épineuses, j'avoue avoir souvent recours à des tutoriaux sur Internet et mon premier réflexe pour les véhicules, c'est souvent Jaroslaw Grabovski, le polonais de buypainted.com.

Pas de pot, en matière de Land Raider, il a effectivement fait un tuto assez classe mais dans lequel lequel il dit : "peindre l'intérieur d'un Land Raider, c'est la misère, j'ai décidé de plus jamais le refaire". Sur ce, il scelle toutes les écoutilles et pouf, fin de l'histoire.


Alors j'ai improvisé.

J'ai donc assemblé ces éléments ensembles et je les ai fait tenir avec de la patafix et deux élastiques pour me faire une idée. C'est dans cette position que j'ai appliqué le primaire : en démontant le tank, j'ai ainsi facilement identifié qu'est-ce qui devait être peint sur chaque élément.

J'ai procédé à la peinture de mon intérieur avec une procédure assez classique : sous couche polyuréthane gris, aérographe de peinture couleur sable. J'ai peint les bancs en noir éclairci en gris sombre, j'ai peint les écrans, le moteur et les détails sans faire du grand art non plus car ils resteront difficiles à voir une fois le véhicule terminé. J'en ai aussi profité pour faire un peu d'usure au niveau du sol avec la technique de la mousse de blister.

J'étais assez content de mon résultat, à tel point que je me suis dit que c'était tout de même dommage que tous ces détails soient noyés dans l'obscurité du véhicule. Et là, deuxième réflexion : est-ce que j'éclaire l'intérieur ou pas ?

Là, j'ai pas hésité longtemps, après un petit essai, je me suis rendu compte qu'une petite ampoule rouge à l'intérieur de l'habitacle, ça le faisait grave, alors je me suis remis à l'ouvrage.

L'avantage sur les tanks Games Workshop, c'est que les parois latérales sont en deux pièces : il y a la paroi interne et la paroi externe du tank, avec un espace entre les deux qui correspond à la largeur des chenilles. J'ai donc fait un trou dans une petite alcôve de la paroi interne et j'ai fait descendre les fils de mon ampoule dans l'espace inter-cloisons pour ressortir sous le char.

Une fois terminé, je n'aurai qu'à y fixer une pile plate avec de la patafix pour alimenter l'ampoule qui illumine l'habitacle. Si je m'y étais pris plus tôt, j'aurais même pu me dégoter un kit avec une petite carte électronique qui fait clignoter la lumière.

Ce genre de détail peut sembler un peu superflu mais quand la trappe avant s'ouvre et révèle un intérieur peint et éclairé, ça a de la gueule je trouve.

En parlant de trappe, je suis super épaté par le système qui permet aux deux battants de la trappe avant de s'ouvrir en même temps. J'ai sué sang et eau pour le monter mais là aussi, c'est le genre de détail qui fait plaisir. Je trouve que Games Workshop n'a pas toujours que des produits au top (au hasard les sœurs de bataille :x) et les prix sont élevés par rapport à d'autres marques de figurines, mais au niveau des véhicules, ils sont sur le haut du panier et il faut quitter le monde du wargame et entrer dans celui du maquettisme pour trouver des marques qui tiennent la comparaison.

J'ai fini mon assemblage, j'ai masqué les différentes trappes pour être sur que la peinture de l'extérieur n'allait pas ruiner celle de l'intérieur et je me suis occupé des armes latérales.

Troisième question : il y a deux alcôves de chaque coté du véhicule, une pour accueillir une porte, une autre pour accueillir une tourelle. Est-ce que je mets les tourelles dans les alcôves avant ou arrière ?

J'ai demandé à des joueurs et ils m'ont répondu que les deux se pratiquent et peuvent avoir un intéret en terme de gameplay : la tourelle à l'avant améliore la portée, car on mesure depuis le bout du canon de l'arme, mais en mettant la portière à l'arrière, on  diminue les chances que les fantassins soient à la bonne portée quand on les débarque.

A titre visuel, je préfère les armes à l'arrière, car je trouve que ça colle mieux en terme de proportions du véhicules, mais je me suis fait la réflexion suivante : si je devais concevoir un char avec des portes latérales pour débarquer des troupes, est-ce que je les disposerais pile dans l'arc de tir de tourelles de ce même véhicule ? Au terme de cette réflexion surpuissante, j'ai donc placé mes tourelles à l'avant.

Comme je l'expliquais en préambule, ce Land Raider peut être assemblé soit en Land Raider Crusader avec des bolters ouragans, soit en Land Raider Redeemer avec deux lances flammes lourds. Les deux options étant sympa, j'ai réfléchi à comment conserver la possibilité de les permuter.

Je me suis d'ailleurs beaucoup pris la tête pour rien, dans les deux cas, les armes se fixent sur un arbre pivotant et peuvent être attachées et détachées sans colle : pas besoin de magnets. Le seul soucis, c'est pour le lance flammes qui a une pièce qui connecte le réservoir à l'arme et ne peut s'assembler qu'une fois le bazar fixé à l'arbre et empêche tout retour en arrière.

C'est là que j'ai sorti les magnets pour en coller dans le réservoir et la pièce de raccordement. Au final, on fixe le lance flamme d'une part, le réservoir d'autre part et la pièce de raccordement vient s’aimanter sans soucis.

Voilà donc où j'en suis : l'assemblage est globalement fini et je vais pouvoir m'attaquer à la peinture. Si je me base sur l'expérience de mon épouse avec son Vindicator, ça devrait aller beaucoup plus vite que la première étape. C'est pas plus mal : le dégrappage et l'assemblage à blanc m'ont pris une soirée, la peinture de l'intérieur et l'éclairage électrique m'en ont pris une deuxième et l'assemblage définitif et la magnétisation des armes latérales m'en ont pris deux de plus.

Je travaille environ trois heures par soirée : j'en suis donc à une douzaine d'heures de boulot sur l'engin, et il est toujours couleurs gris PVC =)
 

samedi 10 janvier 2015

Wargame & Peinture - Raging Heroes - Amiral Olga Kurganova

Je vous présente Olga Kurganova, une Commissaire de la Garde Impériale, une amirale de l'armée Kurganova de chez Raging heroes.

J'ai déjà peint du Raging Heroes quand j'avais fait mon unité de vestales de sang et j'avais très envie de peindre d'autres figurines de chez eux car au delà de la plastique impeccable des nénettes représentées, la gravure est de très bonne qualité.

La commissaire L'amiral Olga Kurganova, la figurine concernée aujourd'hui, appartient à un set de trois figurines de filles en uniformes stricts assez inspirées de l'Astra Militarum (le nouveau nom de la Garde Impériale) du monde Warhammer 40000.

Pas mal ce reboot de Blanche-Neige
et les 7 nains
On peut d'ailleurs dire la même chose de la plupart des premières figurines de Raging Heroes : ce sont toujours de très belles figurines et on a jamais de mal à imaginer quelle figurine de Games Workshop elles pourraient remplacer.

Mes Vestales de sang auraient pu remplacer des furies noires à Warhammer et les soeurs Kurganova feraient des officiers ou des commissaires de garde impériale très convaincantes, mais en plus jolies (mais ça, c'est un avis personnel). 

Les Kurganova peintes par James Wappel, ça a de la gueule.
Celle de droite est médaille d'or à la Reapercon 2014, une
convention US.
Les soeurs Kurganova ont tout de même une place à part : elles ont tellement été appréciées par les amateurs de Raging Heroes de la première heure qu'elles ont servi d'inspiration pour une des trois armées de leur gros kickstarter the toughest girls of the galaxy

Ces trois figurines qui se battaient en duel dans la gamme et servaient de proxy à des figurines Games Workshop ont désormais une place dans leur propre armée futuriste remplie de filles de l'est avec des gros flingues. 

Y a pas à dire, ces mecs là ont tout compris !

Les trois soeurs Kurganova étant sorties avant le kickstarter, ça fait une bonne année qu'elles attendaient que j'ai du temps à leur consacrer pour leur donner bonne mine. Le fait que mon épouse me les ai à nouveau offertes à Noël (parce qu'elle avait oublié qu'elle me les avait déjà offertes et qu'elle trouvait les figurines trop belles) m'a incité à me lancer. 

A ce titre, j'en profite pour saluer leur SAV, très sympa, et qui a priori a su se retenir d'exploser de rire quand on leur a expliqué qu'on avait acheté une boîte en double à un an d’intervalle parce que la première avait été oubliée dans un placard. Ils sont basés à Montpellier si j'ai bien compris, ça facilite la communication.

Revenons à la commissaire, à l'amiral Olga.

La préparation de la figurine est assez simple car la version métal sort de sa boîte avec finalement assez peu de chose à faire dessus. Il existe une série limitée en résine, mais leur métal est tout aussi fin et plus robuste. J'ai juste limé quelques traces de moules et c'est tout.

Il a fallu que je choisisse entre deux options pour le bras gauche : soit un flingue, soit un porte cigarette. Mais qui irait choisir un flingue quand on peut avoir un porte-cigarette sur son officier de la Garde Impériale ? J'ai collé, j'ai nettoyé la figurine avec du savon, j'ai séché et je suis passé à la peinture.

Comme d'habitude sur le métal, j'ai commencé par une sous-couche à la bombe qui donne une bonne accroche, et j'ai doublonné la sécurité en rajoutant une petite couche de primaire polyuréthane Vallejo, parce que l'inconvénient des figurines métalliques, c'est que la peinture peut s'écailler très facilement, notamment en cas de choc.

Je n'ai rien fait de particulièrement extraordinaire au niveau de la peinture, avec un schéma rouge et noire pour faire sinistre, mais classe.

Comme d'habitude, j'ai essayé de maximiser l'emploi de l'aérographe car ça reste encore comme ça que j'obtiens de meilleurs résultats. L'endroit où ça a le mieux réussi, et ça tombe bien parce que c'est un des endroits les plus sympas de la figurine, c'est au niveau de l'arrière de son manteau.

Il y a une décoration de tête de mort avec des écritures en cyrillique et je me suis dit que la surface était suffisament large pour que je tente un ombrage à l'aéro, et ça a plutôt bien marché. Le truc, c'est d'éviter quand on ombre le bas d'un parchemin d'ombrer aussi le haut du parchemin situé en dessous.


Mais quand on commence à avoir son aérographe bien en main, on se surprend du niveau de finesse qu'on arrive à obtenir avec. Bon, je pense pas réussir à faire la pupille des yeux à la buse de 0,5mm mais quand même.

Même si je n'ai aps réussi à le prendre en photo aussi bien que je l'aurais voulu, je suis aussi assez content du visage. La gravure lui donne un air assez dur, et en lui faisant une peau assez pâle et un maquillage noir, je trouve que ça renforce cette impression et ça colle bien avec l'idée de commissaire de la Garde Impériale.

Comme d'habitude, je suis un peu moins satisfait des cheveux, mais je vais finir par obtenir un truc de potable, j'en suis sur.

Petite nouveauté au niveau du socle : j'ai voulu faire un sol pavé. L'idée n'était aps de faire un pavé de sol de bourgade moyenâgeuse mais plutôt des pavés de ville industrielle un peu abîmés par les combats. Du coup, au lieu de faire un quadrillage sur une surface comme du plâtre ou du papier mousse, je voulais plutôt poser des briques au sol en laissant des écarts pour intégrer des éléments de gravats.

Pour ce faire, ma première idée a été de découper des briques dans les bouts de plastiques qui servent de grappes aux figurines Citadel. C'est efficace et ça ne coûte rien, mais c'est long et fastidieux à faire.

Ma deuxième option était de découper des petits rectangles dans du papier mousse, qui ne coûte pas grand chose et que j'ai déjà utilisé sur l'utramarine que j'avais fait pour le téléthon. Encore faut-il être sur de faire une coup régulière et surtout, le papier mousse étant assez souple, j'avais peur de son comportement une fois que j'aurais bien appuyer la figurine métallique dessus pour la fixer.

Je me suis alors souvenu qu'Abs a acheté il y a plusieurs mois une boîte de briquettes en céramique. Je m'étais alors dit que c'était vraiment un achat dispensable mais je lui ai finalement trouvé un intérêt.

La boîte vaut une douzaine d'euros et elle contient un millier de briquettes rouges présentées comme compatible à l'échelle 1:32 / 1:35 et de type reichmodel.

1:32, ça correspond à une échelle de figurine de 54mm du sol jusqu'à la hauteur des yeux et reichmodel, j'imagine que ça doit indiquer que ces briques correspondent à une taille courante en Allemagne mais une visite sur le site de Juweela, le fabriquant hollandais, en m'en a pas dit beaucoup plus.

En fait, ces briques sont prévues pour reconstruire une véritable maison miniature et, par extension, peuvent servir aussi pour du modélisme militaire de la seconde guerre mondiale et surtout dans l'optique de faire du modèle réduit, des dioramas et non pas à des fins de wargame (le 54mm c'est un peu gros, Olga est en 28mm, comme mes autres figurines).

Mais on s'en fout, ça fera des pavés excellents !

J'ai enduis un socle 25mm rond avec de la colle à bois légèrement diluée pour être plus fluide. Retrospectivement, je me suis demandé si la colle à bois été adaptée pour ce matériau mais a priori, ça tient bien.

J'ai ensuite disposé mes briquettes sans être trop soigneux sur leur alignement, l'idée étant de faire un sol pas trop propre. J'ai laissé quelques trous et j'ai cassé des briquettes avec une pince plate pour faire des débris. Une fois les pavés disposés, j'ai saupoudré avec du sable fin, j'ai enlevé l’excédent et j'ai attendu que ça sèche.

Pour la peinture, j'ai fait simple : base de noir puis brossages successifs de gris. Pour salir le tout, j'ai frotté les pavés avec du pigment noir et j'ai fait gouter du lavis noir sur les parties en sable pour les assombrir. Une dernière petite touche de gris clair sur les arrêtes en éclaircissement et voilà le travail.

Une fois Olga posée sur son socle, je trouve que l'ensemble a de l'allure. Le rendu est peut-être un peu sombre et à l'occasion, je rajouterai sans doute quelques petites touches de végétations entre les pavés, mais bon, le 41ème millénaire où il n'y a que la guerre, on peut s'attendre à ce que ça soit un peu sombre !

En la voyant, je ne peux pas m’empêcher de penser à Dark Heresy et Rogue Trader, deux des jeux de rôle de l'univers de Warhammer 40000. Si jamais j'y rejoue, je sais déjà qu'est-ce que je sortirai pour représenter mon perso.


Pour la suite des opérations, j'ai commencé à travailler sur une surprise. Plutôt que d'attaquer les deux sœurs d'Olga dans la foulée, je me suis dit qu'une commissaire amiral ne pouvait pas se promener sans un carrosse à sa mesure. La suite au prochain épisode.

mercredi 7 janvier 2015

Wargame & Peinture - Rackham - Pythie d'Azael

Repeindre ma bonne vieille Shanys l'ombre m'a fait un bien fou : reprendre une vieille figurine qu'on a adoré et dont on trouvait la peinture assez moyenne et parvenir à faire quelque chose de mieux, c'est assez satisfaisant.

Du coup, je n'ai pas voulu m’arrêter en si bon chemin et en farfouillant dans mes vieilleries, je suis tombé sur une curiosité : une Pythie d'Azael.

Là encore, il s'agit d'une figurine pour Confrontation, de la défunte société Rackham. Elle appartient à l'armée des Lions d'Alahan et c'est d'ailleurs la seule figurine que j'ai de cette armée; déjà à l'époque, je ne l'avais achetée que pour la peinture car je la trouvais très belle et je n'avais pas du tout l'intention de bâtir l'armée qui va autour.

Mais j'avais abandonné la peinture de cette figurine en cours de route après m'être rendu compte que j'étais incapable de produire le résultat escompté. 

Il faut dire que la Pythie a deux caractéristiques spécifiques qui la rendent sympa à regarder mais pas si facile que ça à peindre quand on débute.

Sa cape, tout d'abord, est un grand drapé qui peut soit faire l'objet de motifs dessinés à main levée, soit de dégradés très prononcés. Il y a dix ans, je ne savais pas dessiner (et je ne sais toujours pas) et en matière de dégradé, j'étais très nul (mais maintenant, j'ai un aérographe).

Son deuxième point particulier, même s'il ne saute pas aux yeux, c'est sa paire de jambes. La Pythie a une robe longue, mais on voit la forme de ses jambes dans la gravure, ce qui indique un tissu probablement très léger : on a qu'une envie, c'est de faire un effet de semi-transparence aux endroits où l'étoffe est en contact avec la peau. Là encore, il y a 10 ans, c'était complètement hors de ma portée, mais je me suis dit qu'aujourd'hui, ça valait de coup de faire un essai.

J'ai donc commencé par la nettoyer de mes malheureuses tentatives de l'époque. Je vous épargne la photo, j'en étais pas très fier : j'avais sous couché en noir et au pinceau. C'est pas ma faute ! Personne ne m'avait dit qu'une peinture de sous couche et une peinture classique, ça n'a pas les mêmes propriétés d'accroche !

Bref, la figurine était engorgée de chaos black (le abaddon black de l'époque, mais en plus couvrant) et j'avais essayé de peindre une robe blanche par dessus... l'horreur.

Une nuit dans le bocal de glanzer, un coup de brosse à dent et j'ai retrouvé la figurine d'origine. J'ai attaché le bras qui porte l'épée car je n'ai pas vu d'intérêt à le faire à part, mais j'ai bien mis la cape de côté. Niveau sous-couche : un coup de bombe de blanc Citadel pour partir sur une base claire et bien solide.

La modèle étant tout blanc, le premier truc que j'ai fait... c'est la peau de sa jambe.

Je suis parti de la réflexion suivante : comme la robe va être faite dans des teintes très claires et peu couvrantes, si je peins la jambe tout de suite et que je peins la robe par dessus à l'aérographe, on verra la jambe en dessous par transparence.

C'est un plan qui a donné de bons résultat : j'ai peins la jambe au pinceau comme si la robe n'avait pas été là. Ensuite, je suis passé à l'aérographe sur l'ensemble de la robe avec du bleu ciel sur les surfaces en creux et du blanc sur les surfaces exposées à la lumière.

Le bleu ciel et le blanc ne sont pas du tout des couleurs couvrantes et je les ai mêmes diluées d'avantage que d'habitude afin que la jambe reste bien visible sous l’étoffe.

L'effet de transparence me satisfait donc pleinement et c'est le truc donc je suis le plus fier sur cette figurine. Ce n'est qu'après que je me suis aperçu qu'à force d'être concentré sur la couleur de peau de la jambe, j'avais oublié de peindre la peau de son visage, ce qui m'a obligé à ressortir mes couleurs chair alors que j'aurais tout pu faire en une fois.

J'ai aussi fait le mollet de l'autre jambe qui, lui est aussi, est visible à l'arrière de la figurine. Ce n'est qu'au montage que je me suis rendu compte que la cape recouvrait tout et que je m'étais cassé la nénette pour rien.

Pour la cape, faute d'être capable de faire un dessin à main levé potable (faut connaître ses limites et clairement, je ne sais pas dessiner), je me suis dit que j'allais faire un dégradé à l'aérographe. C'est pas très original mais ça reste très joli.

Pour faire un peu varier les tons, là où j'ai choisi de faire la robe en blanc avec des reflets bleutés, j'ai décidé de faire une cape carrément bleue avec des reflets clairs sur les surfaces exposées à la lumière. J'ai d'ailleurs choisi les mêmes tons pour les plaques d'armure.

En travaillant progressivement avec des mélanges de bleu insigne, de bleu de France et de blanc, j'ai assez rapidement obtenu un dégradé sympa.

Pour l'épée, j'ai pas eu d'inspiration hallucinante : je voulais pas rajouter encore d'avantage de bleu, mais je trouvais qu'une épée verte, ça aurait juré. J'ai donc fait une épée métallique classique, mais en NMM plutôt qu'en couleur métal.

Dans les notes moins positives maintenant, il y a les cheveux. J'ai beau faire des efforts, j'ai du mal à faire les cheveux, et surtout les cheveux blonds. 

Avec mes figurines d'Infinity, je me suis surpris moi-même en faisant des cheveux roux, rouges ou mêmes mauves assez sympa, mais quand il faut revenir sur des couleurs de cheveux classiques, je suis pas très content de mes résultats.

C'est particulièrement vrai sur ma Pythie : j'ai voulu faire une blonde platine et j’obtiens plutôt une blonde sortie d'une vieille meule de foin qui trainait au fond de la grange. Va falloir que je me trouve un ou deux tutoriels pour essayer de m'améliorer mais assez curieusement, les bons tuto sur les cheveux ne sont pas si nombreux que ça. Je dois être le seul à trouver que c'est difficile à faire :/

Je ne suis pas non plus super satisfait de l'encrage : il a certes fait son boulot en soulignant les lignes de séparation de la figurine mais en même temps, il a un peu sali certaines endroits en en oubliant d'autres. Je m'y suis repris à plusieurs fois mais j'ai pas le sentiment d'obtenir un résultat aussi efficace que d'habitude.

Je ne suis pas certain du pourquoi du comment, mais je pense que c'est lié au fait que la figurine a des couleurs très claires alors qu'en général, je fais des choses plutôt sombre. Peut être que dans ce cas, je devrais choisir plus soigneusement la couleur de mon aquarelle : un bleu marine aurait pu faire l'affaire en s'intégrant mieux à la figurine par exemple.

C'est un enseignement pour la prochaine fois que je ferai une figurine vêtue avec des tissus blancs presque transparents.

Pour le socle, j'ai repris la même recette que pour Shanys l'Ombre avec quelques petits bouts de plâtre en plus. Elles n'appartiennent pas à la même armée mais elles font partie du même univers et il y a des chances que je les mette côte à côte dans ma vitrine, alors autant les lier par le socle d'autant que le sol rocheux avec des herbes folles, il contraste bien avec la robe blanche.

Au final, malgré ses petits défauts, je suis fan de cette figurine. Le seul fait d'avoir réussi à faire un effet de transparence plutôt réussi sur ses jambes suffit à mon bonheur et cette figurine a suffisamment d'allure pour avoir l'air sympa, quel que soit le niveau de sa peinture. En la regardant, je regrette vraiment que Rackham ait mis la clef sous la porte parce qu'ils avaient un jeu assez sympa (on passait pas une dmei heure à attendre que l'autre ait fini son tour pour faire le sien) et surtout ils faisaient des figurines à tomber par terre dans un style bien propre et assez audacieux.

Aujourd'hui, en figurine de fantasy, on peine à trouver quelqu'un qui sorte du registre des magiciens, des elfes et des nains. Il faut dire que même le grand Warhammer Battle bat un peu de l'aile : que voulez-vous, la mode est au futuriste et au steam punk, on va pas se plaindre.

Ha ben tiens, justement, ça me fait penser qu'il faut que je peigne une fille avec une épée tronçonneuse : ça va nous ramener au 41ème millénaire.

En attendant, je vous laisse des photos de la miss.


dimanche 4 janvier 2015

Wargame & Peinture - Blood Angels 05 - Vindicator

Vous vous demandiez où ils étaient passés : revoilà les Blood Angels !

Il faut dire que les gentils vampires de l'espace sont à la mode : leur codex vient d'être refait et il y a tout un tas de figurines neuves qui sortent. Ils ont même eut le droit à une boîte spéciale les opposant aux Tyrannides avec des figurines inédites de part et d'autre et le livre de règle en format compact (Zezekiel l'a achetée et fait une video dessus si vous voulez en savoir plus).

Abs n'avait pas peint grand chose ces dernières semaines mais quand elle s'y est remise, elle a sorti du gros : en l’occurrence un tank Vindicator. Et vu la taille du truc, je peux au moins dire une chose : ça a été la fête du rouge.

La fête du rouge !
Faire un tank Space Marine, c'est comme faire une maquette : le montage est beaucoup plus long et important que sur une figurine.

Il faut dégrapper tous les éléments, les ébarber (enlever les petits bouts de plastiques qui les tenaient aux grappes), poncer certains éléments et faire un assemble à sec pour être sur qu'on a bien compris qu'est-ce qui va où.

Abs en a profité pour jouer avec la perceuse en créant un trou au bout des quatre cheminées d'échappements mais aussi en perçant les petits trous autour du canon principal.

Il a aussi fallu choisir quels éléments allaient être peints avant ou après être assemblés. Après par mal d'hésitation, l'option retenue à consisté à peindre 6 sous-éléments séparés :
  • le tank à proprement parler
  • le bouclier
  • les chenilles, laissées sur grappe et dégrappées au dernier moment
  • le treuil arrière avec son obus
  • les deux tourelles (une lance missile, une avec fulgurant)
Il y a eu une longue réflexion quand à savoir s'il fallait peindre ou non l'intérieur du tank, mais comme ce n’est pas un véhicule de transport, il n'y a pas lieu d'ouvrir les portes : l'option a été écartée.

L'assemblage et la préparation des différents éléments terminés, Abs a posé ses aplats.

C'est là que l'aérographe fait gagner un temps incroyable. Au pinceau, ça pourrait prendre une éternité et le résultat serait sans doute moins bon car il est difficile de faire quelque chose de parfaitement homogène sur de telles surfaces. A l'aéro, ça prend deux secondes et c'est nickel.

La couleur principale a été le rouge feu, avec les ombrages en acajou et l'éclaircissement des zones supérieures en orange. Pour les parties métalliques, les couleurs employées ont été le gunmetal et l'aluminium pour l'argenté et l'or métallique pour le doré. 

Les optiques ont été faites en bleu et côté free hand, elle a fait des flammes sur le gros obus suspendu à l'arrière et elle s'est occupée toute seule d'écrire Blood Angel sur le parchemin de la trappe. 

Je le précise parce que en général, les écritures, c'était un boulot qu'elle me déléguait mais là, elle s'en est sortie comme une chef avec des lettrines rouge en initiales.

Mais là où ce véhicule se distingue, c'est surtout au niveau du weathering, c'est à dire les effets d'usure sur le véhicule. En peinture, on distingue le battle damage (les effets liés aux combats) du weathering qui est l'usure plus ou moins prononcée liée à l'environnement du véhicule.

Weathering de boue sur les chenilles, weathering de
peinture usée en base de la cheminée
Un tank qui roule dans la neige, on va l'enduire de neige dans ses parties basses. S'il évolue dans un environnement désertique, on va faire rouiller sa peinture etc.

Sur son Vindicator, Abs a voulu faire une usure de la peinture rouge et des traces de boue qui sont deux weathering distincts et pour lesquels elle a employé deux techniques différentes.

Pour l'usure de la peinture tout d'abord, elle a utilisé de la mousse de blister. C'est un truc assez répandu et qui a plein d'usages différents, mais pour de l'usure de peinture ou des effets de rouille, c'est top.

Il suffit de prendre un bout de mousse d'emballage de figurine et de le tremper légèrement dans une peinture de la couleur du métal d'origine du véhicule. Ensuite, on tamponne aux endroits que l'on veut user : la mousse imprime un motif aléatoire qui ressemble à une usure naturelle et comme le motif à la couleur du métal, on n'a pas l'impression que la mousse a mis de la peinture en plus mais au contraire qu'elle en a enlevé et qu'on aperçoit le métal en dessous.

Sur le même modèle, quand on veut faire un effet de rouille, on procède à l'identique mais avec un brun foncé un peu orangé à la place du métal.

Pour la boue, Abs a fait un petit mélange maison de colle à bois, eau et pigments marron. Le dosage se fait un peu au pif mais en gros, il faut que ça ait la consistance d'une pâte mais que ce soit assez souple pour être étalé.

A l'aide d'un vieux pinceau, elle a pris son mélange et l'a appliqué sur les chenilles et en bas de la carrosserie. Temps de séchage : une bonne journée le tank posé sur le toit si vous voulez pas avoir de surprises.

Le résultat final donne une impression de boue sèche : comme si le tank avait roulé dans la boue la veille et que ça avait séché. Si on veut faire une boue humide, il suffit d'ajouter du vernis brillant dans le mélange d'origine.

Quelques décalcos, du vernis pour tout sceller et le tank est terminé. Abs a été surprise du peu de temps qu'il lui a fallu pour peindre la bête, mais avec un aéro, un tank monochrome comme celui-là, ça se fait très vite : ce qui prend le plus de temps, c'est l'assemblage.

Pour la suite des opérations, elle a l'embarras du choix : nous avons une boîte de la compagnie de la mort, un rhino, un dreadnought furioso et des terminators qui l'attendent.

jeudi 1 janvier 2015

Wargame & Peinture - Infinity 17 - Dactyls Aleph

Bonne année !

Et pour la nouvelle année, voici la toute dernière figurine de mon Choix des Armes : une Dactyls. Il s'agit de la figurine bonus de la troisième session, ça veut dire qu'elle était pas prévue au départ et que je l'ai faite en plus.

Il faut dire que quand je me suis lancé, elle n'était pas encore sortie, c'est une figurine toute récente de Corvus Belli. Si j'ai bien compris, elle sort dans le cadre d'une refonte des règles du jeu où un nouveau type d'unité, les ingénieurs, peuvent remplir des objectifs et rapporter des points de victoire en installant des explosifs là où la mission l'impose.

La Dactyls est donc une experte en explosifs et se balade avec ses deux sacoches qu'on imagine bourrées de C4 du futur. Me gusta !

Point de vue design, en voyant la figurine ainsi que les concepts arts d'origine, j'ai tout de suite fait le parallèle avec le Major Motoko Kusanagi, l’héroïne de Ghost in the Shell crée par Shirow Masamune, un auteur de manga connu pour faire des filles cyborg avec très peu de vêtements (le côté réflexion sur le transhumanisme est venu après...).

Pas toujours facile d'innover
en matière de posture
En dehors de ses sacoches, elle a exactement la même tenue et la même posture que la Spec Ops Chandra de la première session : sur une photo côte à côte, c'est flagrant. C'est pas un gros problème, mais ça donne un peu l'impression de faire deux fois la même figurine.

Du coup, pour varier les plaisirs, je me suis dit que j'allais changer quelques détails de couleurs et faire des cheveux mauves, comme ceux du Major.

Et là où je suis un peu déçu par cette figurine, c'est que justement au niveau des cheveux, la gravure m'a un peu laissé en plan. Au niveau de sa franche, les cheveux formes une plaque sur laquelle aucune mèche n'est gravée : pour donner l'impression qu'on a vraiment affaire à des cheveux, il faut donc dessiner des mèches. C'est dommage car j'ai pu constater sur d'autres figurines que Corvus Belli, c'était pas des manches en matière de finesse de gravure et le reste de la figurine est d'ailleurs de très haut niveau.

Une autre petite différence, c'est que la Dactyls n'a pas de manches, ce qui n'est pas une révolution majeure, mais qui m'a permis de me rendre compte que c'était ma première figurine Aleph avec autant de peau à découvert. Pour un jeu qui fait autant de figurines de jolies filles, je trouve ça assez louable de ne pas être parti dans le délire classique consistant à faire des armures bikini (exemple).

Abs la trouve trop musclée mais moi ça ne m'a pas choqué. En terme de peinture, on peut de toutes façons intervenir sur l'aspect musculeux d'une figurine : tout est dans le contraste.

Base de la peau en marron clair
Pour la peau de la Dactyls, je suis parti d'une base marron pour finir sur un mélange 1:1:1 de blanc, de blanc cassé et de peau elfique, qui donne un truc assez proche d'un teint de peau asiatique.

Peau après les éclaircissements
D'un point de vue chromatique, il y a un gros écart entre la base et la couleur finale, donc il y aura un contraste important et les muscle seront plus visibles car plus soulignés.

Si j'avais au contraire voulu lui donner un air moins musclé, il aurait suffit que je réduise cet écart, soit en partant d'une base plus claire soit en arrivant sur une couleur finale plus sombre. Le contraste aurait été moins important et ses muscles moins visibles.

En dehors de ça, le reste a été assez classique, si ce n'est que j'ai gardé le gris dans des tons plus sombres pour accroitre le contraste avec les jambières.


Pour l'encrage, par conte, je me suis amusé. Comme je voulais lui donner un look un peu cyber, j'ai sorti le vert clair un peu fluo et je lui en ai mis dans les barrettes de ses cheveux, les orifices de son plastron et les différents boutons de ses genouillères.

C'était assez ambitieux sur le papier, mais après séchage, c'est finalement assez discret, mais ça donne quand même du peps à l'ensemble.

Avec la Dactyls, c'est donc la fin de mon Choix des armes.

C'était un truc assez sympa à faire d'autant que les autres participants ont majoritairement tenu jusqu'au bout et que certains d'entre eux ont produit des trucs magnifiques, largement au dessus de ce que je sais faire.

Le fait de devoir monter une armée avec un timing et des objectifs précis est une motivation en soi, mais j'ai surtout apprécié le feedback d'autres peintres qui permet de s'améliorer et de tenter des trucs auxquels on aurait pas pensé.

Dans les consignes du CDA, il fallait aussi faire des photos de groupe à la fin, donc je vous laisse avec les images de toute l'équipé réunie.








lundi 29 décembre 2014

Wargame & Peinture - Infinity 16 - Atalante, la maîtresse des lapins

Mon Choix des Armes s'est terminé le 26 décembre, mais comme j'ai speedé pour peindre, je ne vous pose les figurines que maintenant (et un peu en vrac, je m'en excuse).

Pour aller de paire avec le lapin de reconnaissance, il fallait que je peigne la sniper : Atalante, Sous-officier des Âgema. 

Avant d'aller plus loin, je précise que le terme Âgema désigne l'unité à laquelle appartient Atalante (Atalanta en VO), et que d'une figurine à l'autre, l'accent circonflexe se promène entre les différentes voyelles donc je ne sais pas trop comment l'écrire. Par contre, l'élite de l'armée macédonienne s'appelait l'agèma : je pense que ça doit avoir un rapport, mais ça n'a pas le même accent =)

Et d'un point de vue plus terre à terre, c'est une figurine très sympa parce qu'elle a une jupe plissée, et que sur une tenue de combat moderne, c'est quand même surpuissant (et ça nous change des décolletés jusqu'au nombril).

Sa position la rend par contre assez fastidieuse à peindre car elle interdit l'assemblage avant ou en cours de peinture : si on colle les bras, on ne peut plus atteindre le visage ou la poitrine. 

J'ai donc fait les trois éléments (corps, bras droit, bras gauche) séparément en assemblant tout à la fin et ça s'est révélé assez complexe car la connexion des deux bras entre eux ne se fait bien que si une inclinaison correcte est respectée. Cette inclinaison est indiquée par des détrompeurs au niveau des épaules, mais comme il faut peindre avant d'assembler, les détrompeurs sont complètement engorgés quand vient l'heure de l'assemblage et on galère un peu pour que les deux bras se réunissent à la bonne hauteur et au bon endroit.

Mais c'est le prix à payer pour avoir une figurine qui épaule un fusil et c'est une posture dans laquelle on a tendance à imaginer un sniper.

Pour les couleurs, j'ai voulu faire plus clair que d'habitude. Au niveau du gris, au lieu de partir du gris allemand, j'ai choisi le dark sea grey qui est un peu plus clair et je suis parti assez rapidement sur le light grey. Le rendu final donne un gris presque blanc qui reste dans le ton du reste de l'armée mais ça fait une différence sympa.

Un autre truc rigolo, c'est que je n'ai pas su estimer si Atalante a l’œil gauche ouvert ou fermé. Comme elle est en train de viser, j'ai décidé de le peindre fermé et même si c'est plus simple à faire, ça m'a fait bizarre de ne pas avoir à galérer comme d'habitude sur la symétrie des pupilles.

Ça n'a l'air de rien comme ça, mais faire en sorte que les deux yeux aient bien l'air de regarder dans la même direction sans l'affliger d'un strabisme, c'est assez difficile et moi, je le fais en apnée (mais c'est peut être moi). Pour Atalante, rien de tout ça : un seul œil, pas de problème.

L'encrage n'est pas sorti de l'ordinaire et et le soclage a même été enfantin : comme elle repose au sol sur trois points (ses deux pieds et son genou) et qu'elle est stable, je n'ai eu qu'à mettre trois points de colle forte et la poser comme ça sur son socle.

J'aurais tout de même aimé avoir d'avantage de temps pour la faire plus calme : j'en aurais profité pour faire des effets de lumières sur le masque de combat sur sa tête ou sur la lentille de son fusil. Le fusil à proprement parlé aurait aussi pu être mieux fait.

Sur cette image on voit bien qu'Aleph c'est
l'armée des méchants (auteur : VL-Arancia)
Mais voilà, j'étais à la bourre et globalement, elle reste sympa à regarder, surtout avec son lapin de compagnie. Elle va aussi vachement bien avec les autres filles de mon armée et ça colle bien à l'idée de départ que j'avais, basée sur les illustrations assez manga de Corvus Belli (cf ci-contre).

Il y a un projet de jeu de rôle Infinity avec une sortie hypothétique pour 2015. Grâce à mes figurines, j'aurais de quoi monter des affrontements sympas... avec mes figurines comme antagonistes parce que si j'ai bien compris, Aleph est considérée comme plutôt une armée de méchants (c'est le bras armée d'une IA qui contrôle l'humanité dans l'ombre).

Oui, le côté méchant saute pas aux yeux.
Mais que voulez vous, le côté obscur de la force à la papa, c'est terminé : aujourd'hui, le mal tient dans un jean slim taille basse.

Moi, ça me va bien.